Les vacances de printemps approchent et cette année, direction la Normandie et ses plages du débarquement ! Nous voilà plongés pour quelques jours en pleine seconde guerre mondiale, pendant le débarquement des alliés, 75 ans plus tôt.
Et comme toujours, les vacances, ça commence par un trajet en voiture avec une voiture au complet cette année puisque Agathe va vivre ses premières vacances en famille. Au premier rang : papa et maman, au deuxième rang Agathe, Louis et Victoria et tout au fond au troisième rang Pierre et Paul ! Il faut être honnête, heureusement que le trajet ne dure que 2h30...


Nous logeons à Longues-sur-Mer, réputée pour ses batteries allemandes. Avec beaucoup d'engouement, les garçons (et parfois Victoria) ont parcouru le site dans tous les sens, armés de leurs mitraillettes imaginaires, courant, se cachant, tirant... on a du mal à comprendre qui est dans la même équipe parfois. Incontestablement, c'est Pierre le meilleur acteur car quand il se fait tirer dessus, il tombe vraiment raide mort ! ... pour réssusciter très vite.
La visite du site nous a amenés en bord de mer, sur une petite plage de galets et on apprécie de voir la mer si belle !













C'est à Port-en-Bessin-Hupain que nous avons découvert une plage pas comme les autres : point de sable ou de galets, mais des coquilles saint-Jacques par milliers ! Impressionnant ! Et la marée semble les ranger les unes contre les autres avec beaucoup d'application. Bien entendu, impossible pour les enfants de repartir de là sans une petite dizaine de coquilles...








Quand on parle des plages du débarquement, on fait référence à Utah, Omaha, Gold, Juno et Sword Beach. Nous commençons par nous rendre à Arromanches-les-Bain, site sur lequel a été construit un pont articifiel pour acheminer le matériel pendant le débarquement et après. Si les caissons phoenix sont encore là, c'est surtout le sable et les coquillages qui attirent les enfants. Pendant que Pierre cherche des soutien-gorges pour sirènes, Louis écrit son prénom partout dans le sable ! Nous finissons la visite par une séance de cinéma à 360° degrés, retraçant l'histoire du débarquement. Des images d'archives pour imaginer l'inimaginable.










La Normandie, c'est aussi le domaine des vaches. Et quand certaines se laissent approcher par les enfants, ils sont fous de joie !




Au musée Overlord (nom de code du débarquement) nous avons pu nous mettre à jour sur les principaux éléments liés au débarquement. Nous y avons vu une collection impressionnante de véhicules militaires et les garçons ont bien aimé. Agathe, quant-à elle n'était pas vraiment disposée à visiter ce musée et nous avons accéléré la visite qui devenait trop longue pour elle. Dommage. C'est malheureusement le risque avec un petit bébé.









Après un rapide pique-nique, nous avons poursuivi notre journée à la Pointe du Hoc. Ce terrain a été le lieu de bonbardements très intenses alors que des GI's escaladaiten la falaise dans des conditions extrêmes au matin du 6 juin 1944. Aujourd'hui, il reste des cratères impressionnants de profondeur mais aussi impressionnants par leur concentration. Des bombes sont tombées tous les 10 mètres. On imagine à peine l'enfer que cela à dû être en réalité... Evidemment, pour nos garçons c'est un endroit parfait pour leurs courses poursuites... et les restes de bunkers offrent des possibilités de cachettes infinies !














Et les enfants ont promis de garder en mémoire cette anecdote et de la raconter à Agathe quand elle sera grande : il était temps de lui changer la couche mais il y avait beaucoup de vent. Nous avons finalement allongé Agathe sur un bunker. Par malchance, notre Précieuse était toute mouillée et il a fallu la déshabiller en entier en pleine nature. Et c'est à ce moment-là qu'une classe entière de collégiens est arrivée ! Les garçons l'ont alors vite entourée pour la protéger du vent mais aussi des regards !

Ce qu'on aura aimé en Normandie, ce sont ces grandes plages interminables, sur lesquelles on peut se croire seuls au monde un moment. Alors nous y avons passé une demi journée. Mais nous n'étions pas seuls : nous avions avec nous deux cerf-volants, qui parfois se sont envolés très haut dans le ciel. Un régal ! Et on oublie vite que cette plage a été la plus meurtrière des plages du débarquement. Ce bel après-midi ensoleillé à courir sur la plage aura épuisé Paul qui sera le sujet de quelques plaisanteries sur le chemin du retour à la maison...
















Nous avons aussi visité Bayeux et ses jolies maisons à colombage. La cathédrale y est particulièrement belle et les gauffres au caramel beurre salé y sont délicieuses !








Le débarquement des alliés, c'est aussi beaucoup de morts dans tous les camps, malheureusement. Alors nous avons visité le cimetière britannique de Bayeux, où reposent plus de 4600 soldats, puis le cimetière allemand de la Cambe, qui accueille 21000 soldats et finalement le cimetière américain de Colleville-sur-Mer, où ont été enterrés plus de 9000 militaires. Difficile d'imaginer tout cela alors nous avons juste pensé à ces hommes, morts dans ce grand conflit, alors qu'il n'avait parfois même pas 18 ans...



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Le D-Day experience museum est un musée qui retrace surtout le largage des parchutistes dans la nuit du 5 au 6 juin 1944. Chargés de saboter les liaisons allemandes et faciliter le débarquement des alliés par la mer, ces parachutistes américains ont eu une mission très compliquée, dans des conditions très difficiles la nuit. On retrouve dans ce musée l'équipement des parachutistes mais aussi la possiblité d'imaginer ce que ces soldats ont vécu en montant dans un avion C47 pour une simulation de vol et de largage, juste après le brief de notre chef qui nous a rappelé quelle était notre mission et quel était notre équipement. Après un tel musée, nous ne pouvions pas ne pas nous rendre à Sainte-Mère-Eglise, là où un parachutiste a joué de malchance et a atterri sur le clocher de l'église !








Utah Beach, une des plages du débarquement, marquera la fin de nos visites. Un dernier regard sur ces plages si paisibles aujourd'hui, mais qui ont pourtant connu des moments difficiles de l'histoire.





Et pendant ces vacances très instructives sur la seconde guerre mondiale, nous avons logé au 57 rue de la Buhennerie, à Longues-sur-Mer. Une maison très pratique et confortable qui, même si elle manquait un petit peu de charme, avait le grand avantage d'avoir une très grande cuisine familiale comme je les aime, un grand jardin pour les enfants, une cheminée pour les soirées plus fraiches et des champs et des pommiers pour voisins ! Finalement, nous nous y sommes bien plus et Agathe aussi ! Nos vacances se sont bien déroulées, même s'il a parfois fallu se séparer en deux groupes pour apaiser l'excitation et pour qu'un adulte reste toujours avec Agathe qui ne pouvait pas participer à toutes les activités.









