Noël 2015
Noël 2015 s'est passé chez nous, à la maison. Certes, cela fait beaucoup de travail car il faut préparer la fête, son repas, le couchage pour Tata Nat, Nils et Ludmila qui restent dormir et puis tout ranger après. Mais cela présente l'avantage considérable d'être chez soi, de coucher tranquillement ses enfants de façon échelonnée, quand ils en ont besoin, de rester maître du déroulement de la soirée et de faire ce qu'on veut, comme on veut, quand on veut.
Alors de ce Noël 2015, j'ai envie de retenir que les enfants se sont amusés et c'est le principal car c'est surtout pour eux qu'on le fait. J'ai envie de retenir aussi que nous avons pu aller à la messe de Noël à 18h pour la première fois pendant que Tata gardait les deux petits à la maison. Je crois que ça nous a permis d'appréhender plus sereinement la soirée qui venait en se remplissant de bonnes intentions. Et puis j'ai envie de retenir le trac, l'émotion puis la fierté de nos petits qui ont chanté les chants de Noël qu'ils avaient préparés quelques jours avant sous la direction de Diédouchka et son accordéon. Un grand moment, surtout pour Victoria la soliste sur le grill dès les premières notes. C'était chouette ! Et même notre Babouchka qui chante si mal et ne connaît que très peu les chants de Noël a donné de la voix avec plaisir !
On essaiera d'oublier les habituelles petites remarques assassines lachées ça et là. On essaiera d'oublier le comportement de ces grands-parents qui ne savent se réjouir et se vanter que des surprises qu'ils ont préparées, même si elles sont très belles, ou qui ne savent apprécier et congratuler que les plats qu'ils ont préparés, chipotant dans leur assiette, ce qui ne vient pas de chez eux... On essaiera d'oublier qu'on a encore une fois enfiler un costume de mascarade pour donner l'impression que tout est normal entre un père et une fille qui ne s'adressent plus la parole si ce n'est pour se dire un très froid et impersonnel "bonjour" puis "au revoir". On essaiera d'oublier les divergences de points de vue qui semblent anecdotiques mais qui révèlent sûrement des divergences de valeurs bien plus profondes qui nous opposent même dans la façon d'ouvrir les paquets le lendemain, entre la version joyeuse et consumériste de Tata qui ne durera que trois minutes et notre version où chacun ouvre un cadeau l'un après l'autre, prenant le temps de découvrir ses surprises et de partager avec les autres...
Que tout cela est bien compliqué ! Heureusement pour nos enfants, c'est très simple. Eux n'attendent qu'une seule chose : dormir dans la même chambre que sa cousine ou son cousin en espérant qu'on sera vite le matin du 25 !
Et le matin du 25, on découvre que le Père Noël est bien passé. Même si, entre Louis qui est trop petit pour comprendre et Ludmila, Nils et Victoria qui ne croient plus au Père Noël, il n'y a vraiment que pour Pierre et Paul que la magie est saisissante...
Et puis comme toujours, vite, vite, direction Bois-le-Roi pour s'assurer que le Père Noël a bien déposé le reste des cadeaux quelque part et déjeuner sans que l'appétit ne soit au rendez-vous. La fatigue elle, en revanche, est bien au rendez-vous...
















































































